Cycle
central - Classe de cinquième
Les
objectifs et les principes de mise en oeuvre des programmes sont développés
dans le préambule auquel les professeurs sont invités à se reporter
pour organiser l’enseignement dans le cadre des domaines suivants.
L’étude
de la langue, indispensable en elle-même, se met au service de la
pratique constante de la lecture et de l’expression écrite et orale.
I. L’étude de la langue
1.
Grammaire
L'analyse
de la phrase
- la
phrase complexe : la coordination et la juxtaposition ;
- la
phrase complexe (suite) : la subordination (repérer la principale et
les subordonnées) ;
- les
propositions subordonnées relatives et les propositions subordonnées
conjonctives (première approche : les distinguer selon que
le subordonnant a ou n'a pas de fonction dans la subordonnée qu'il
introduit) ;
- la
subordonnée interrogative indirecte (totale ou partielle) ;
- le
discours rapporté : le discours direct.
Les
classes de mots
- les
mots exprimant les degrés de l'adjectif (degrés d'intensité, comparatif
et superlatif) ;
- les
mots exprimant la négation (y compris la négation exceptive ne...que)
;
- les
mots exprimant l'interrogation ;
- les
conjonctions de coordination ;
- les
prépositions (introduisant un complément de verbe, de nom, d'adjectif,
ou un complément circonstanciel ; les multiples emplois de de
et à) ;
- les
pronoms relatifs.
Les
fonctions grammaticales
- le
groupe nominal et ses expansions (complément du nom, subordonnée
relative);
- les
groupes nominaux compléments circonstanciels de cause, de but,
de conséquence, de comparaison ;
- le
complément d'agent.
La
conjugaison
- le
subjonctif présent ;
- la
voix active et la voix passive.
Les
valeurs des temps verbaux
- les
valeurs des temps composés (l'accompli et l'antériorité).
Les
valeurs et emplois des modes verbaux
-
l'indicatif (inscription dans le réel) et le subjonctif (imagination en pensée)
;
- le
conditionnel en emploi modal (conditionnel de l'information incertaine,
conditionnel d'atténuation ou de politesse, conditionnel du
jeu ou de l'imaginaire) ;
- les
modes non personnels du verbe (infinitif, participe, gérondif) ; la
distinction des formes en -ant (gérondif, participe présent, adjectif verbal).
2.
Orthographe
Orthographe
grammaticale
- l’accord
du participe passé des verbes avec les auxiliaires être et avoir
(cas complexes, à l’exclusion des verbes pronominaux) ;
- les
verbes du premier groupe présentant des particularités orthographiques
(verbes en -cer / -ger / -eler / -eter / -yer…) ;
- la
morphologie de certains verbes irréguliers : aller, asseoir, dire, faire,
savoir, vouloir…
- les
adjectifs qualificatifs de couleur.
Orthographe
lexicale
- les
principales prépositions ;
- les
préfixes et suffixes usuels d’origine latine ;
- les
préfixes usuels d’origine grecque.
Quelques
homonymes ou homophones
-
distingués par l’accent : ou/où ; ça/çà ;
-
autres : sans/s’en ; dans/d’en ; peu/peut ; ni/n’y ; si/s’y/ci…
3. Lexique
L’étude
du lexique vise à enrichir le vocabulaire des élèves de façon structurée
à partir de réseaux de mots. Ces réseaux se rapportent à des
domaines lexicaux définis pour chaque niveau. Ils se construisent
à l’aide de notions lexicales dont la progression se poursuit
au cours des quatre années de collège.
Domaines
lexicaux
-
vocabulaire des sensations ;
-
vocabulaire des valeurs (références à une société ou à une période découverte
à travers les oeuvres étudiées en classe) ;
-
vocabulaire des genres littéraires (roman, comédie).
Notions
lexicales
-
polysémie ;
-
sens propre et sens figuré ;
-
figures de style (comparaison et métaphore : initiation) ;
-
histoire des mots ;
-
mots génériques / mots spécifiques.
Ces
notions sont utilisées en complément de celles étudiées les années
précédentes.
Pour
mettre ce travail en cohérence avec les activités de lecture et d’écriture,
le professeur construit des réseaux de mots à partir d’entrées
lexicales choisies en relation avec les oeuvres étudiées. Il peut,
par exemple, privilégier les pistes suivantes :
- le
portrait physique et moral ;
- l’univers
médiéval ;
-
paysages et décors ;
- le
rire.
II. La lecture
La
progression pédagogique du professeur s’attache à traiter toutes les
entrées du programme de lecture, certaines pouvant faire l’objet de
plusieurs lectures d’oeuvres. Les oeuvres qu’elle retient sont étudiées
en oeuvre intégrale ou par groupements de textes en classe ; elles
peuvent aussi faire l’objet d’une lecture cursive en dehors du temps
scolaire.
Un
projet d’organisation raisonnable au regard des objectifs poursuivis
par ces programmes comprendra la lecture d’au moins trois
oeuvres intégrales et trois groupements de textes étudiés en classe,
et trois oeuvres lues en lecture cursive en dehors du temps scolaire.
Pour
certaines oeuvres, une version modernisée ou adaptation de qualité
est recommandée ; un astérisque les signale.
Le
programme rassemble des propositions parmi lesquelles le professeur
est libre de faire des choix à l’intérieur des rubriques, selon
le niveau de sa classe et son projet d’enseignement.
1.
Littérature du Moyen Age et de la Renaissance
Le
professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au moins une oeuvre
choisie parmi les propositions suivantes :
- une
chanson de geste : par exemple La
Chanson de Roland* ;
- un
roman de chevalerie de Chrétien de Troyes : par exemple Lancelot
ou le Chevalier à la charrette*, Yvain ou le Chevalier au lion*,
Perceval ou le Conte du Graal* ; - Tristan
et Yseult * ; -
Le Roman de Renart * ;
- un
fabliau ou une farce : par exemple La
Farce de Maître Pathelin*.
2. Récits
d’aventures
Le
professeur fait lire, intégralement ou par extraits, une oeuvre choisie
par exemple parmi les oeuvres suivantes :
- Le
Livre des merveilles de Marco Polo ;
- Robinson
Crusoé* de Daniel Defoe ;
- L’Ile
au trésor de Robert Louis Stevenson ;
- un
roman de Jules Verne ;
- Croc-Blanc,
L’Appel de la forêt de Jack London ;
- Le
Lion de Joseph Kessel ;
- Vendredi
ou la vie sauvage de Michel Tournier ;
- Mondo
et autres histoires de J.M.G Le Clézio.
3. Poésie
: jeux de langage
Le
professeur privilégie l’étude du rapport entre forme et signification
à partir d’un choix de poèmes d’époques variées empruntés
par exemple aux auteurs suivants :
-
Moyen Age – XVI° siècle : Charles d’Orléans, Clément Marot, initiation
aux poèmes à forme fixe ;
-
XVII° siècle : Jean de La
Fontaine, Fables (choisies dans les livres VII à
XII) ;
-
XIX° siècle : Victor Hugo, Alfred de Musset, Charles Cros, Paul Verlaine,
Tristan Corbière, Arthur Rimbaud ;
- XX°
siècle : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Robert Desnos, Eugène
Guillevic, Jacques Prévert, Malcolm de Chazal, Raymond Queneau,
Claude Roy, Boris Vian, Jacques Roubaud.
4. Théâtre
: la comédie
Le
professeur fait lire, intégralement ou par extraits, au choix :
- une
comédie de Molière, choisie par exemple parmi les pièces suivantes
: Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, Le Malade
imaginaire ;
- une
comédie courte choisie par exemple parmi celles des auteurs suivants
: Georges Feydeau, Georges Courteline ou Jules Renard.
5. Etude
de l’image
En
classe de Cinquième, le professeur s’intéresse prioritairement à la représentation
des époques médiévale et classique.
Il
poursuit l’étude des fonctions de l’image, en insistant sur la fonction
descriptive.
Il
propose aux élèves une première approche des rapports entre texte et
image (illustration, complément, contrepoint), par exemple lors de l’analyse
d’enluminures.
Les
notions étudiées en Sixième sont complétées par l’étude des angles
de prise de vue, des couleurs et de la lumière.
III. L’expression écrite
1.
Objectifs
L’objectif
prioritaire à atteindre à la fin de la classe de Cinquième est la
rédaction d’un texte correct et cohérent d’une page et demie (30 lignes
environ), dans le respect des consignes données.
L’élève
doit être capable, en Cinquième, de maîtriser la narration et la
description. Les récits qu’il écrit peuvent également inclure des dialogues.
Afin
d’approfondir les compétences d’écriture de l’élève, le professeur
insiste sur la nécessité de se faire comprendre, de prendre en
compte son destinataire et de s’adapter à la situation de communication
définie par les consignes. Il s’attache à développer la capacité
et le goût d’écrire, en faisant rédiger des textes variés.
2.
Modalités de mise en oeuvre
Les
modalités générales ne se différencient pas d’une année à l’autre.
Le professeur continue à faire écrire des textes brefs, de forme
et d’usage variés. Il est souhaitable que les élèves rédigent un devoir
complet et abouti au moins toutes les trois semaines. D’une page
environ au début de la
Cinquième, il s’enrichit et s’étoffe au cours
de l’année.
Pour
parvenir à ces objectifs, le professeur propose des exercices d'écriture
diversifiés, réguliers et fréquents. Il entraîne l'élève à enrichir
et moduler son expression en s'appuyant sur le travail conduit
dans les séances spécifiques d'apprentissage du lexique. La maîtrise
de l’écrit passe nécessairement par la maîtrise de la syntaxe et de
l’orthographe : l’articulation entre le programme de grammaire et
les activités d’écriture trouve sa pleine justification.
Les
exercices donnent chacun matière à diverses formes d’évaluation,
notées ou non.
Dans
la continuité de la classe de Sixième, le professeur privilégie la rédaction
de textes narratifs et descriptifs, en lien avec le programme de
lecture (fabliaux, récits d'aventure et de chevalerie).
Au
cours des activités de lecture, il s'attache à faire percevoir les caractéristiques
et le rôle de la description et des dialogues.
Parallèlement,
l’élève apprend à les rédiger et, le cas échéant, à les insérer
dans ses propres écrits.
Pour
favoriser cet apprentissage de l’écriture, le recours au traitement
de texte, aux TIC, en relation avec l’enseignement reçu en technologie,
se révèle utile.
Le
professeur se montre particulièrement attentif à l'utilisation du brouillon.
La reformulation écrite d'énoncés et la rédaction de synthèses
sont généralisées au cours de toutes les activités de la classe
de français.
3. Travaux
d’écriture
-
récits rendant compte d’une expérience personnelle incluant l’expression
de sentiments ;
-
descriptions de lieux divers ;
-
portraits de personnages réels, imaginaires ou inspirés d’une oeuvre étudiée
;
-
dialogues fictifs ou réels, invention ou transcription d’une interview
;
-
récits inspirés par les oeuvres étudiées : épisode d’un récit de chevalerie
ou d’un récit d’aventure, court fabliau ;
-
scènes de théâtre comique imitées des oeuvres lues ;
-
textes poétiques variés : initiation à l’écriture poétique contrainte ou
libre ;
-
écrits à partir de supports divers permettant de développer des qualités
d’imagination (images, objets, documents audio-visuels),
notamment
en relation avec les oeuvres étudiées dans le cadre de l’histoire
des arts.
Une
écriture longue peut être envisagée de façon individuelle ou collective,
notamment la rédaction d’un fabliau.
IV. L’expression orale
En
Cinquième, l’apprentissage de l’oral poursuit les objectifs définis dès
la classe de Sixième.
Parmi
les exercices, la description est privilégiée : on attend de l’élève
qu’il présente de façon organisée une personne, un objet, un lieu,
en s’appuyant sur un vocabulaire précis et varié.
Le
professeur commence à développer des situations d’expression orale
qui permettent aux élèves de dialoguer entre eux, par exemple dans
le cadre des études de textes et lors de dialogues fictifs avec
jeux
de rôles.
Les
élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation
en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.
V. L’histoire des arts
Parmi
les thématiques laissées au choix du professeur, celle d’« Art, Etats
et pouvoirs » peut permettre d’aborder des thèmes comme l’architecture
des châteaux (Moyen Âge, Renaissance, XVII° siècle), l’art
de Cour (la comédie-ballet) et la place de l’écrivain à la Cour (en
particulier celle de Versailles), conjuguant alors des domaines aussi
variés que les « Arts du visuel », «les « Arts du son », les « Arts
du spectacle vivant » et les « Arts de l’espace ».